Planification de la réalisation de ma garde-robe automne & hiver 2019 (2/3)

Réfléchir en amont pour un ensemble cohérent et durable

On se retrouve aujourd’hui pour le second épisode de la quête de mon dressing idéal, avec en fil conducteur la lecture des livres suivants :

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Pour mettre toute ma démarche au clair (y compris pour moi) et éviter l’indigestion, j’ai décidé de vous poster une série de 3 articles qui seront divisés ainsi :

    1. Introduction [26/11/19]
    2. Réfléchir (analyser ; se définir) [26/11/19]
    3. Esquisser (choisir ses couleurs ; se visualiser – les outils ; quantifier) [02/12/19]
    4. Mettre en oeuvre (faire sa wish-list ; planifier) [06/12/19]
    5. Et après ? [06/12/19]

Si vous n’avez pas lu le premier épisode, n’hésitez pas a aller y jeter un œil avant de commencer votre lecture !


3  |  E S Q U I S S E R

Maintenant qu’on a les grandes lignes de ce qu’on souhaite faire, il est temps de se pencher sur les outils qui nous permettront de définir les contours de notre projet de manière précise et détaillée. Pour cela il y a probablement plein de techniques mais moi j’aime les supports visuels (et puis je suis ce qu’il y a dans les livres)(c’est le propos même de ces articles) et il n’a pas fallu me parler deux fois de couleurs ou de dessins pour que je m’engouffre dans le sujet (et puis avouez que c’est plus fun que de réfléchir au sens de la vie).

a) choisir ses couleurs

Sur le sujet des couleurs j’ai décidé de suivre la méthodologie du Dressing-code (très différente de Dressed) qui m’a paru plus simple à mettre en œuvre et surtout qui tient compte de ce que vous avez déjà pour définir votre palette.

La méthodologie proposée est inspirée de Anuschka Rees (l’auteur de The Curated Closet, une référence dans le domaine des livres du genre). Je vous invite à aller lire l’article de Balibulle sur le sujet ici.

En gros il s’agit de diviser les couleurs présentes en 3 catégories :

  • Les principales (celles qui sont présentes dans les plus grandes quantités)
  • Les neutres (gris, beige, blanc noir, marine …)
  • Les accents (touches de couleurs récurrentes)

Et il faut que je vous dise, j’ai été surprise. J’ai commencé à préparer ma palette de tête, au bureau un midi. Je n’ai eu aucune hésitation. Mes couleurs principales c’était le rouge, le kaki et le noir. Quelle n’a pas été ma surprise, le week-end suivant, en voulant faire des photos des forces en présence, quand je me suis rendu compte que je n’avais presque RIEN de noir sauf un jean et un col roulé ! Je vous avoue que sur le coup, j’étais tellement sûre de moi que ça m’a soufflée ^^ finalement il s’avère que j’ai bien plus de gris que quoique ce soit d’autre dans mon dressing ! Viens ensuite le kaki et un certain nombre de dégradés de vert et tout un camaïeu de rouge.

couleurs

Comme dans l’article de Balibulle, je me suis amusée à voir qui allait avec qui et il faut dire que ce qui me saute aux yeux (et aussi dans la vraie vie) c’est que ma garde-robe est très partitionnée entre les tons chauds et les tons froids – typiquement c’est pour ça que j’ai du mal à mélanger les beiges et les gris (sans compter que c’est vite fade) ou les bijoux dorés et argentés.

couleurs0couleurs2

Faire cet exercice (j’ai dû commencer il y a presque 2 mois) a provoqué plusieurs choses :

  • Je me suis rendu compte que ce que les vêtements que je possède qui sortaient de cette fameuse palette étaient ceux que je ne portais jamais car je n’arrive pas à les assortir. Je pense notamment à une robe Girouette turquoise ou une robe Miroir bleue jamais montrées ici mais que je ne sais jamais avec quoi mettre, même en termes de chaussures !
  • Je me suis séparée de beaucoup, beaucoup de tissus … c’est une chose qui a commencé à germer au début de l’année avec la série de Marie Kondo sur Netflix : je voulais faire du vide, avoir plus de place et me sentir moins oppressée par ma « montagne » de coupons. Mais cette histoire de couleur ça a été le déclic final pour que je me prenne en main ! Et un bon critère de tri aussi … même si je ne me suis pas débarrassée de tous mes tissus « hors palette » il y a eu une sacrée épuration. J’estime avoir vendu au moins 1/3 de mon stock, sans aucun regret.
  • La palette, c’est aussi un simplificateur d’achats. Je ne tergiverse plus des heures sur telles ou telles couleurs, si c’est dedans c’est oui, sinon ben c’est non ! (Ça plus le conseil « demander l’avis de quelqu’un, c’est déjà hésiter » ça a changé ma vie les gars, tout est tellement plus simple). Certains vont sans doute trouver cela un peu trop tranché ou radical mais je ne m’interdis pas d’acheter un tissu si j’ai un gros coup de cœur : je sais simplement que c’est une mauvaise idée que je regretterais ça sera plus difficile a intégrer.

Alors on est d’accord, tout ça, ça marche si on sait déjà ce qui nous va dans les grandes lignes. Pour ma part j’ai la « chance » d’être brune avec la peau claire : quasi tout me « va », si ce n’est les couleurs délavées de type rose blush que je portais énormément il y a quelques années et les teintes pastels qui me donnent vite l’air fantomatique.

 

b) se visualiser – les outils

Point de conseils magiques morpho si vous en attendiez : j’aurais apprécié en trouver (je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde) mais a priori votre meilleure amie reste encore et toujours la toile ! Toutefois pour mettre vos idées sur le papier et mieux appréhender son corps, Dressed vous propose de faire des photos en pieds.

Pour ma part j’ai décidé que c’était l’occasion de tenter l’expérience « MyBodyModel ». J’avais lu un article sur ce site sur Louise Magazine (je vous le conseille si vous ne le lisez pas, c’est assez sympa ) et je m’étais jusque la retenue de tester … mais que ne ferais-je pas pour le blog ! Après moult prises de mesure – il est conseillé d’avoir un assistant sous la main – et environ 25€ je me suis donc retrouvée avec ça :

mybodymodel

Objectivement, j’ai superposé les deux et c’est plutôt assez fiable, si ce n’est la hauteur de la poitrine qui est plus basse dans la « vraie vie » (la gravité, que voulez-vous).

Evidemment il est possible de se dessiner en décalquant la photo ou de dessiner sur des silhouettes classiques – il y a même un cours Artesane sur « dessiner votre dressing de saison » – mais j’ai voulu tenter l’expérience pour savoir si c’était plus parlant de dessiner sur son vrai corps (=comprenez : puis-je me dispensez de toile pour savoir si ça me va)(spoiler : NON).

Personnellement, je considère ça comme une étape un peu optionnelle : déjà il faut avoir envie de dessiner, et pour que ça ressemble à quelque chose, il faut avoir du talent (c’est pour ça que j’ai choisi la version automatique). Je l’ai pris comme la possibilité d’avoir une version plus visuelle d’une liste des projets que je compte coudre mais je n’en ai pas tiré d’enseignement particulier. Bien sur, ça oblige à regarder et prendre de la distance avec son corps (et ses tableaux Pinterest) mais je n’ai pas eu de révélation fracassante. De toute façon, le fait est (a mon avis) que le tombé d’un vêtement dépend de trop de facteurs impossibles à rendre par le dessin : Le travail des couleurs me parle bien plus.

 

c) quantifier

Quoi coudre, en quelle quantité ? Comment ne pas surcharger son dressing tout en évitant les angles morts … Un vaste projet !

Dressed propose de calculer le nombre de tenue à coudre selon vos contextes : nombre de contextes n°1 sur 2 semaines, nombre de contexte n°2 sur 2 semaines, etc … il faut ensuite savoir à quel point cela vous dérange de vous habiller pareil plusieurs fois sur lesdites semaines, s’ensuit un savant calcul. Bref, j’ai un diplôme d’ingénieur mais ça m’a paru compliqué ^^

Enfin on en revient au même point que dans Le Dressing Code quand Charlotte parle du « CV de la fringue » et de lister les associations qui marchent dans votre penderie ou encore avec le principe de « noyau dur » de 7 tenues pour une saison. En gros, dans les deux bouquins, on pourrait résumer la situation comme ça :

caption

Pour ma part je n’ai pas de problème à porter les mêmes pièces régulièrement, même si j’évite de trop rapprocher deux « portage ? » de pièces fortes (typiquement un pull rose flash ou un autre en lurex), pour tout le reste – assez neutre – je suis 100% d’accord avec le Dressing code :

citaition 2

D’autant que je ne bosse quasi qu’avec des hommes et que franchement, même si je me rasais le crâne ou que je venais en pyjama, je ne suis pas certaine qu’ils s’en rendraient compte ! Je n’ai donc pas besoin de pléthore de tenue (et puisque j’entame cette mission avec une penderie loin d’être vide) MAIS que j’aime coudre.

J’ai donc essayé d’être raisonnable en privilégiant les associations hauts/pantalon/veste qui collent avec mon style de vie et permettent un maximum de tenue. J’ai également prévu de coudre quelques robes (qui vont avec les vestes, quand même) car même si j’en porte proportionnellement moins j’aime ça et je n’ai pas envie de me sentir frustrée a ne coudre QUE de l’utile. La couture c’est mon loisir et il faut que ça reste un plaisir avant tout.

Je vous détaille tout ça dans le prochain article !

8 commentaires

  1. Après lecture et dans l’attente de me plonger dans l’analyse des deux livres, je me prête complètement au jeu A de la palette à distance : NOIR / BLEU / CAMEL-BEIGE (j’suis comptable et pas rigolote, ça se voit?? Mais je suis toute tatouée ça compense) Verdict ce soir en rentrant xD.
    Reste à étudier comment trouver les neutres et les accents, ce qui me pose déjà plus de problème vu qu’ils sont quasi inexistants… so boring…
    La photo morpho B me parle, j’en avais fait une il y a quelques années, en version plastifiée pour calquer/coller par dessus.
    Quand à la quantité C, la silhouette globale telle qu’énoncée ici me parait une vraie révolution. A la limite de me sentir idiote de ne pas y avoir penser avant, emportée dans une vague d’envies folles genre la robe en wax rose et jaune….belle mais juste belle sur son cintre.
    Merci encore de nous confirmer en mots simples un process qui pourrait bien révolutionner mon approche de la couture, sans restriction mais avec juste une ligne, qui n’interdit pas les chemins de traverses mais donne juste la direction.

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  2. Parce que comme ça, ça sera noté quelque part, je dis qu’en couleurs (de tête) j’ai bleu marine, vert sapin, rose.

    et t’imagine pas la joie quand je regarde le soir mon lecteur de flux et que je vois qu’il y a un nouvel épisode de ta série d’article !!!

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  3. Merci pour cet article, j’ai vraiment hâte au 3e épisode de la série pour découvrir comment tu traduis tout ça en tenues! C’est intéressant ce que tu partages sur les couleurs je vais essayer.
    Je trouve que ce qui manque un peu dans Dressed, outre le fait que j’aurais aimé que certaines parties « théoriques » soient un peu plus approfondies, ce sont des références : il y a plein de sites, et peut-être des livres etc qui permettraient d’approfondir le sujet si on le souhaite. Par exemple sur la morpho, je trouve le conseil » une seule chose à faire : essayer en magasin » un peu léger, il y a quand même des « règles » – qu’on peut suivre ou pas d’ailleurs. C’est sûr qu’on ne peut pas tout mettre dans le bouquin mais des liens pour aller plus loin ça m’aurait bien plu! Et l’ordre de la méthode ne me parle pas trop : je préfère définir un style et des silhouettes globales puis piocher et les retravailler par saison (l’idée du « core style » de Sarai/Colette). Mais bon chacun(e) sa logique!
    Ton retour me pousse à faire l’impasse sur le coup de dessiner la silhouette, on verra ça quand j’aurais assez de fringues pour prendre du temps pour apprendre à dessiner. Si je pouvais, je viderai 90% de mes placards mais il faut bien s’habiller.

    Par contre je trouve que ce que le livre apporte par rapport à la wardrobe architect de colette c’est justement le côté planification et « calcul », ça aide vraiment à rationaliser, mon gros soucis du moment moi qui n’ait vraiment pas beaucoup le temps de coudre. Et les « capsules » par type de contexte aussi, ça va régler un certain nombre de mes problèmes j’espère. Bon, désolée pour les commentaires de 3km, le sujet m’inspire…

    Aimé par 1 personne

  4. Merci pour cette article, j’attends avec impatience le 3ème. C’est vraiment très intéressant ton approche sur les couleurs. Et là je m’aperçois que mes couleurs principales sont : Noir/ Gris / Bleu . C’est pas franchement gaie tout ça.
    Je vais m’en inspirer pour me constituer un dressing à mon image et ma personnalité. Un bon tri s’impose dans mon placard.

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  5. Merci pour ton article. Ta réflexion est vraiment très intéressante. J’ai aussi un problème avec les gris d’un coté (j’adoooore le gris chiné) et les beige, taupe..que j’aime beaucoup comme couleur « neutres » pour des basiques aussi. Le problème n’est pas d’assortir un haut avec un bas mais plutôt les vestes, chaussures, manteaux, sacs…..il y a bien le bordeaux qui va avec le gris ET avec le beige mais je ne peux (veux) pas mettre que des chaussures bordeaux ! Ca fait un moment que j’y réfléchis et je ne sais pas comment m’en sortir….Je suis donc très intéressée par la suite des tes réflexions sur ce sujet
    Et sinon, les jolis petits carrés et rectangles de couleur, pour la palette, avec quel outils as-tu créé cela ?

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